28 juin 2020 0 Commentaire

Vendre son animal de compagnie à un laboratoire !

Un décret passé en mars permet aux particuliers de vendre des animaux pour qu’ils soient utilisés pour des expériences scientifiques.singe01

Désormais n’importe qui peut vendre son chien, son chat ou autre à un laboratoire pour qu’il serve à la recherche scientifique.singe-animal-testing

La procédure qui a permis une telle chose est en fait passer en toute discrétion le 17 mars dernier au moment du confinement lié à la crise sanitaire du coronavirus : il s’agit d’un décret de loi qui a modifié « certaines dispositions relatives à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques ».

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« Ce décret, c’est la porte ouverte au pire ! »

Mais mercredi 24 mars, l’association 30 Millions d’Amis a dénoncé le procédé et a décidé de le faire savoir : « Depuis la réglementation de septembre 1986, les animaux destinés à la vivisection doivent provenir uniquement de fournisseurs agréés et connus.

Ce décret, c’est la porte ouverte au pire ! Élevages de chiens de chasse, particuliers, n’importe qui peut vendre son animal à un laboratoire », a expliqué Christiane Laupie, secrétaire générale et fondatrice du Comité scientifique Pro Anima, partenaire de la Fondation 30 Millions d’Amis.

Une simple condition supprimée

Jusqu’à présent, des dérogations n’étaient possibles que « lorsque la production des éleveurs agréés est insuffisante ou ne convient pas aux besoins spécifiques du projet » (comme expliqué dans l’article R. 214-90 du Code rural)… C’est cette condition qui a été supprimée.

Des alternatives possibles

La Fondation 30 Millions d’Amis tient à préciser qu’elle soutient depuis des années le développement du test « Valitox ». Il s’agit de travailler sur des cellules humaines en culture afin de déceler l’éventuelle toxicité aiguë d’une substance sans utiliser d’animaux.

86 % des Français contre

De plus un sondage effectué par l’organisme de la protection animale fait apparaître que 86 % des Français réclament l’interdiction totale de l’expérimentation animale, lorsque des alternatives sont disponibles (baromètre de la Fondation 30 Millions d’Amis avec l’Ifop en 2020).

La présidente de l’Alliance Anticorrida réagit

La présidente de l’Alliance Anticorrida, Claire Starozinski, a tenu à réagir. Selon elle, « les associations qui se disent scandalisées ont, selon mes amis avocats et spécialistes de la cause animale, des  » interprétations alarmistes du texte qui  relèvent du fantasme, de la méconnaissance, et non d’une étude rigoureuse du décret et de ses applications « .

« Le décret n°2020-274 du 17 mars 2020, modifie plusieurs articles du code rural. Il a retenu certaines des dispositions demandées par les organisations de défense animale. Notamment le  doublement de leurs représentants à la Commission Nationale d’Expérimentation Animale laquelle est désormais appelée Commission nationale pour la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques. Ledit décret dote désormais la Commission de six membres représentant la protection animale, au lieu de trois », précise-t-elle.

« Les animaux expérimentés « doivent avoir été élevés à cette fin et provenir d’éleveurs ou de fournisseurs agréés ». Si des dérogations « peuvent être accordées par le ministre chargé de la recherche, après avis des autres ministres concernés, sur la base d’éléments scientifiques dûment justifiés », elles restent l’exception », note Claire Starozinski.

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